Appel à projets nutrition en Éthiopie doté de 40 millions d’euros
L’Ambassade des Pays-Bas recherche un consortium pour un programme nutritionnel de cinq ans en Éthiopie. Notes conceptuelles attendues avant le 3 septembre 2026.
L’Ambassade du Royaume des Pays-Bas à Addis-Abeba lance un appel à projets nutrition en Éthiopie pour financer un programme intégré de sécurité alimentaire et nutritionnelle sur la période 2027–2031. L’enveloppe maximale annoncée atteint 40 millions d’euros pour cinq ans. La première étape consiste à soumettre une note conceptuelle portée par un consortium de trois à six organisations.
Contenu de la publication
- Contexte de l’appel à projets nutrition en Éthiopie
- Objectif et résultats recherchés
- Composante 1 : transition alimentaire urbaine et environnements sains
- Composante 2 : systèmes alimentaires ruraux et résilience
- Composante 3 : recherche et connaissances nutritionnelles
- Structures éligibles et composition du consortium
- Capacité financière exigée
- Financement, budget et dépenses
- Contenu de la note conceptuelle
- Partie 1 — Consortium, environ 1 à 2 pages
- Partie 2 — Approche et stratégie, environ 4 à 5 pages
- Partie 3 — Théorie du changement, environ 1 page
- Partie 4 — Risques, environ 1 page
- Annexes obligatoires
- Critères de sélection de l’appel à projets nutrition en Éthiopie
- Procédure de candidature
- Date limite et calendrier
- Conseils pour éviter un rejet immédiat
- Sources et liens utiles
- Utiliser les outils IA de Project‑O avec prudence
- Rappel final
L’opportunité concerne exclusivement des interventions en Éthiopie, mais un consortium peut réunir différents types d’acteurs : ONG, universités, instituts de recherche, organisations multilatérales, think tanks, agences techniques et entreprises appliquant des tarifs non commerciaux. Au moins deux partenaires doivent toutefois disposer d’un bureau en Éthiopie, et une entreprise à but lucratif ne peut pas diriger le consortium.
Contexte de l’appel à projets nutrition en Éthiopie
L’Ambassade des Pays-Bas inscrit ce financement dans son portefeuille « Food and Nutrition Security ». Elle souhaite répondre à la triple charge de la malnutrition en Éthiopie : persistance de la sous-nutrition, carences en micronutriments et progression du surpoids, de l’obésité et des maladies non transmissibles liées à l’alimentation.
Le programme devra aussi tenir compte des transformations rapides des systèmes alimentaires. Dans les villes et zones périurbaines, la consommation de produits transformés augmente alors que l’accès à des informations nutritionnelles fiables reste insuffisant. Dans les zones rurales, la faible diversité alimentaire, les difficultés d’accès aux marchés, les pertes après récolte, les risques climatiques, la dégradation des terres et les conflits fragilisent les ménages.
La proposition devra être alignée sur les stratégies éthiopiennes pertinentes, notamment la politique et la stratégie alimentaires et nutritionnelles, la feuille de route de la Déclaration de Sekota, la feuille de route sur la transformation des systèmes alimentaires et la nutrition, la stratégie des systèmes agroalimentaires sensibles à la nutrition ainsi que la stratégie sur la sécurité et la qualité des aliments. Une collaboration étroite avec les autorités éthiopiennes est attendue.
Objectif et résultats recherchés
L’objectif général est d’améliorer les résultats nutritionnels des populations urbaines, périurbaines et rurales ciblées, tout en renforçant les systèmes gouvernementaux et communautaires ainsi que l’écosystème national de recherche et de connaissances en nutrition.
La note conceptuelle doit proposer un seul programme intégré couvrant obligatoirement les trois composantes. Il ne suffit donc pas de répondre à un seul axe. Les candidats doivent démontrer les liens, les synergies et une théorie du changement commune, accompagnée d’un cadre unique de résultats.
Composante 1 : transition alimentaire urbaine et environnements sains
Cette composante représente environ 32 % du financement. Elle doit améliorer l’accès à une information nutritionnelle crédible, développer la culture nutritionnelle des ménages et favoriser des choix alimentaires plus sains. Les interventions pourront mobiliser les municipalités, écoles, vendeurs de nourriture, détaillants, entreprises, institutions publiques et marchés informels.
Le programme doit obligatoirement inclure Addis-Abeba et Dire Dawa, puis sélectionner au moins trois autres zones urbaines ou périurbaines situées dans au moins trois régions. Le choix géographique devra reposer sur des critères explicites et cohérents avec l’analyse du problème.
Composante 2 : systèmes alimentaires ruraux et résilience
Cette composante absorbera environ 62 % du budget. Elle doit dépasser une approche limitée à l’augmentation de la production agricole pour agir directement sur la diversité des régimes alimentaires, l’accès à des aliments nutritifs et la résilience des ménages.
Les candidats devront identifier les causes profondes d’un problème nutritionnel, valoriser les systèmes locaux, associer les communautés, entreprises et PME, et proposer des solutions capables de continuer après la fin du financement. Au moins quatre régions doivent être couvertes, dont trois au minimum alignées avec les régions retenues pour la première composante.
Composante 3 : recherche et connaissances nutritionnelles
Les 6 % restants sont destinés au renforcement de l’écosystème éthiopien de science, de recherche et de production de données probantes en nutrition. Le programme doit favoriser la coopération entre universités, centres de recherche, laboratoires, autorités, think tanks et autres acteurs scientifiques.
Il s’agit notamment de mieux relier les régimes alimentaires locaux et autochtones, la diversité biologique, les environnements alimentaires et les résultats de santé, puis de traduire les connaissances produites en politiques, normes et interventions pertinentes. Le cahier des charges précise cependant que cette composante n’est pas conçue comme un simple fonds de recherche : elle doit structurer un écosystème et accélérer l’utilisation des preuves scientifiques.
Structures éligibles et composition du consortium
La candidature doit être déposée par le chef de file d’un consortium composé de trois partenaires au minimum et six au maximum, chef de file inclus. Chaque membre doit être une entité légalement enregistrée et disposer de la personnalité juridique.
Peuvent notamment participer :
- les organisations non gouvernementales ;
- les universités et instituts de recherche ;
- les think tanks et organismes de connaissances ;
- les organisations multilatérales ou intergouvernementales ;
- les agences techniques spécialisées ;
- les entreprises et autres acteurs privés, à condition d’appliquer des tarifs non commerciaux.
Au moins deux membres du consortium doivent avoir un bureau en Éthiopie. Une entreprise ou organisation à but lucratif peut être membre, mais ne peut pas être chef de file. Le chef de file assumera seul la relation contractuelle avec l’Ambassade, recevra l’intégralité du financement et sera responsable de la coordination, de la cohérence stratégique, de la gestion financière, des risques et du suivi du programme.
Capacité financière exigée
- Le décaissement annuel de la subvention ne doit pas dépasser deux fois le chiffre d’affaires annuel moyen du consortium sur les trois dernières années.
- Pour une organisation internationale, multilatérale ou intergouvernementale, le calcul peut s’appuyer sur son budget mondial consolidé, ses recettes d’exploitation ou ses dépenses totales certifiées des trois derniers exercices.
- Le chef de file doit démontrer qu’entre 2023 et 2025, au moins 50 % du revenu annuel total provenait d’autres sources que les subventions ou contributions du ministère néerlandais des Affaires étrangères et de ses missions. Le document indique que ce critère s’applique à l’ensemble du consortium.
- Une organisation ne peut figurer que dans une seule candidature, comme chef de file ou partenaire. Plusieurs participations entraîneraient le rejet des demandes concernées.
Financement, budget et dépenses
Le montant total disponible est plafonné à 40 millions d’euros pour cinq ans. Un seul consortium sera finalement retenu. L’Ambassade avertit toutefois que le financement pourrait ne pas être attribué, notamment en l’absence d’approbation budgétaire du Parlement néerlandais.
Les partenaires doivent mettre directement en œuvre le programme et ne peuvent pas se limiter à redistribuer des fonds à des tiers. Une sous-traitance limitée reste possible pour un appui technique spécialisé ou une mise en œuvre localisée, à condition d’être justifiée.
Les principales règles budgétaires publiées sont les suivantes :
- les coûts indirects, frais généraux compris, doivent rester inférieurs à 15 % du budget total ;
- le budget indicatif doit ventiler les ressources entre les trois composantes, les grandes catégories de dépenses et les partenaires ;
- au maximum 25 % du budget cumulé des composantes 1 et 2 peut financer des approches pilotes ou innovantes ;
- le budget doit être réaliste, proportionné, efficient et cohérent avec l’ampleur des résultats annoncés.
Le cahier des charges ne fournit pas une liste exhaustive des coûts admissibles ou interdits. Les candidats doivent donc utiliser l’annexe budgétaire officielle et vérifier les rectifications publiées par l’Ambassade.
Contenu de la note conceptuelle
La note conceptuelle est limitée à 10 pages, hors page de couverture et annexes. Elle doit être rédigée en Calibri 11, interligne simple, et comprendre :
Partie 1 — Consortium, environ 1 à 2 pages
Présenter le chef de file et chaque partenaire, les compétences mobilisées pour les trois composantes, la répartition des rôles, la complémentarité, la prise de décision, le partage des coûts et risques et le dispositif de coordination.
Partie 2 — Approche et stratégie, environ 4 à 5 pages
Expliquer l’analyse du problème, les choix stratégiques, les interventions, la séquence de mise en œuvre, les hypothèses, les publics et territoires ciblés, l’alignement avec les systèmes publics et la durabilité. Les approches doivent être étayées par des preuves et des expériences réussies.
Partie 3 — Théorie du changement, environ 1 page
Montrer comment les interventions des trois composantes se renforcent mutuellement et conduisent à de meilleurs résultats nutritionnels dans un cadre de programme unique.
Partie 4 — Risques, environ 1 page
Identifier les principaux risques contextuels et opérationnels, puis proposer des mesures réalistes de prévention et d’atténuation.
Annexes obligatoires
- Annexe 1 — Formulaire de candidature : un document signé par tous les membres du consortium ;
- Annexe 2 — Expériences de référence : deux références du chef de file et une référence pour chaque autre partenaire ;
- Annexe 3 — Budget indicatif : répartition entre composantes, catégories de coûts et partenaires, avec des coûts indirects inférieurs à 15 %.
L’Ambassade pourra demander ultérieurement des justificatifs sur l’enregistrement légal, les systèmes de gestion financière, les capacités organisationnelles, les états financiers audités et les expériences antérieures. Les candidats présélectionnés devront également se préparer à l’évaluation organisationnelle ORIA.
Critères de sélection de l’appel à projets nutrition en Éthiopie
L’examen comprend trois étapes : contrôle de conformité, vérification de l’éligibilité, puis évaluation technique. Une note minimale de 75 points sur 100 est nécessaire pour pouvoir être présélectionné.
- Conception, stratégie et interventions : 60 points. Analyse des causes de la malnutrition, solidité technique, preuves, choix géographiques, sélection des groupes cibles et réalisme du programme.
- Durabilité, appropriation nationale et renforcement des systèmes : 10 points.
- Théorie du changement : 10 points.
- Budget indicatif et rapport coût-résultats : 10 points.
- Expertise, capacités et partenariats du consortium : 10 points.
L’expérience en Éthiopie est particulièrement importante : le consortium doit prouver sa capacité en nutrition et sécurité alimentaire pour les composantes 1 et 2, ainsi que son expérience dans la recherche et les connaissances en Éthiopie pour la composante 3.
Procédure de candidature
- Télécharger les termes de référence, les trois annexes, les rectifications, le cadre de résultats et le document ORIA sur la page officielle.
- Vérifier la composition du consortium, la personnalité juridique de chaque membre, la présence d’au moins deux bureaux en Éthiopie et les seuils financiers.
- Préparer la note conceptuelle et ses annexes en respectant la limite de pages et les règles de forme.
- Réunir l’ensemble dans un seul fichier PDF de 14 Mo maximum.
- Nommer la pièce jointe selon la structure : Nom du chef de file_Nom du nouveau programme.
- Envoyer le dossier à ADD-proposals@minbuza.nl.
- Utiliser exactement l’objet : NewNutrition_EKN_Nom du chef de file.
Si le dossier ne peut pas tenir dans une seule pièce jointe de 14 Mo, un second courriel est autorisé avec le même objet et la mention « email 2 of 2 ». Les difficultés techniques d’envoi relèvent de la responsabilité du candidat.
Date limite et calendrier
- 31 juillet 2026 à 23 h 59 EAT : ancienne date limite pour envoyer les questions ;
- 13 août 2026 : publication prévue des réponses et rectifications ;
- 3 septembre 2026 à 23 h 59 EAT : clôture des notes conceptuelles ;
- Semaine du 12 octobre 2026 : notification prévue aux candidats non retenus ;
- 16 octobre 2026 : notification prévue aux trois consortiums les mieux classés ;
- 25 novembre 2026 : échéance annoncée pour leurs propositions complètes ;
- 2027–2031 : période prévue de mise en œuvre.
Le fuseau EAT correspond à UTC+3. À Dakar, où l’heure est UTC+0, la clôture correspond à 20 h 59 le 3 septembre 2026. L’Ambassade se réserve le droit de modifier le calendrier.
Conseils pour éviter un rejet immédiat
- Ne soumettez pas une candidature individuelle : le consortium doit réunir trois à six entités.
- Vérifiez qu’au moins deux partenaires disposent réellement d’un bureau en Éthiopie.
- Ne participez pas à plusieurs consortiums.
- Traitez les trois composantes dans un programme intégré et respectez la répartition budgétaire indicative.
- Utilisez les modèles officiels sans supprimer les informations demandées.
- Faites signer l’annexe 1 par tous les partenaires.
- Respectez strictement Calibri 11, l’interligne simple, la limite de 10 pages, le format PDF, le poids de 14 Mo et l’objet du courriel.
- Justifiez les territoires et groupes cibles par une analyse nutritionnelle et climatique contextualisée.
- Évitez le jargon et les promesses générales. Les termes de référence demandent des interventions SMART, formulées clairement, et excluent les narrations produites par IA : tout appui numérique doit donc être vérifié, réécrit et validé par les experts du consortium.
- Envoyez le dossier avant le dernier jour et contrôlez l’ouverture du PDF final.
Sources et liens utiles
- Page officielle de l’appel et téléchargement de toutes les annexes ;
- Termes de référence officiels de l’appel à notes conceptuelles ;
- Rectifications et réponses officielles ;
- Cadre officiel de résultats sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle ;
- Adresse de dépôt et de contact : ADD-proposals@minbuza.nl.
Utiliser les outils IA de Project‑O avec prudence
Les outils IA pour projets de Project‑O peuvent aider à analyser les critères, vérifier l’adéquation du consortium, contrôler la cohérence du budget ou structurer une théorie du changement. Cependant, le bailleur exclut les narrations produites par IA : les candidats doivent utiliser ces outils uniquement comme assistance, puis faire rédiger, contrôler et valider chaque passage par leurs spécialistes.
Rappel final
L’appel à projets nutrition en Éthiopie offre une enveloppe pouvant atteindre 40 millions d’euros pour un programme intégré de cinq ans. Seuls des consortiums solides, présents en Éthiopie et capables de couvrir les trois composantes pourront concourir. La note conceptuelle complète doit parvenir à l’Ambassade au plus tard le 3 septembre 2026 à 23 h 59 EAT.
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